Annie Éthier Photographe/ 2022
Depuis sa sortie de l’École de théâtre de Saint-Hyacinthe, Thomas jongle avec ses amours pour le théâtre et l’opéra.
Parmi ses plus récents projets au théâtre, on retrouve une mise en scène avec le Théâtre de l’Université de Montréal (Quand la Pluie S’arrêtera, de l’australien Andrew Bovell), ainsi qu’une mise en scène de la pièce Lungs, du Duncan MacMillan, présentée de manière immersive avec une distribution 100 % relève, dans lequel il tient également un rôle.
À l’opéra, il signe la mise en scène de La Voix Humaine de Poulenc, produit par les JM Canada et présentée au Festival d’Opéra de Québec, précédée d’un lever de rideau inédit, Je Chante la Nuit, écrit par Pascal Blanchet. Le spectacle met en vedette la soprano Elisabeth St-Gelais et le baryton Olivier Bergeron.
Récemment, il met en scène le projet ROME : D’Amour et de Sang, collaboration entre l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Montréal et l’Orchestre Galileo. Il signe également les textes de cette fresque baroque inspirée de l’histoire de l’empire romain, pigeant entre autre dans le répertoire de Haendel, Hasse et Monteverdi.
On a pu également pu le voir assister des metteurs en scène de renom comme Angela Konrad, Alain Gauthier, Joan Font, Nathalie Deschamps et Stephen Lawless sur des productions de l’Opéra de Montréal, de la Canadian Opera Company de Toronto, ou encore des JM Canada. (La Reine-Garçon, La Traviata, Hamlet, Le Barbier de Séville, Les Noces de Figaro, La Fille du Régiment)
Du côté variété, il met en scène l’événement bénéfice La Grande première des futures étoiles de la Place des Arts à trois reprises (2022 à 2024).
À la radio, on a pu l’entendre partager son amour de l’art lyrique comme chroniqueur à l’émission En direct du MET, diffusée sur les ondes de ICI Musique.
Parmi ses projets à venir, il assistera Stephen Lawless pour Don Giovanni et sera le metteur en scène associé de Jenůfa, aux côtés de Atom Egoyan. Les deux productions seront avec l’Opéra de Montréal.
Il sera également metteur en scène en résidence au sein de L’Atelier Lyrique de L’Opéra de Montréal pour la saison 25-26.
Collectif Oiseau de Mahler
C’est en 2020 que Thomas Lussier met sur pied le Collectif Oiseau de Mahler, accompagné par sa complice Jeane Landry-Proulx.
Le collectif s’intéresse principalement à la notion de changement. Il puise principalement dans la dramaturgie anglo-saxonne et allemande, à la recherche d’œuvres qui s’inscrivent dans la lignée des pièces crues et vertigineuses qui n’ont pas peur d’aborder des enjeux intimes exacerbés par la violence de notre quotidien, aux modifications qui s’opèrent, à l’intérieur d’un être, ou d’une société entière.
En travaillant les réécritures et les adaptation d’œuvres classiques, le collectif vise à créer un lien vers le passé, un effet miroir qui force à la réflexion et à la rétrospection.
Peut-être pour éviter de retomber dans les mêmes pièges que nos prédécesseurs.
Et lorsqu’il s’attaque aux œuvres plus contemporaines, c’est pour tenter de nous faire éviter les pièges à venir.
Graphisme : Charlotte Mariotti-Fortier
Oiseau
L’oiseau est très souvent vu comme un symbole de changement. Ce sont eux qui partent quand la température se fait trop froide, et eux qui reviennent pour nous annoncer que l’été est à nos portes. Dans les cultures plus traditionnelles, les oiseaux sont souvent perçus comme les intermédiaires entre les mondes. Les oiseaux frappent de par leur instinct de survie, leur capacité à s’adapter, à prévoir le danger.
Mahler
Mahler, Gustav de son prénom, est connu pour avoir voulu faire éclater le moule de la forme symphonique classique. C’était un homme qui ne voulait jamais cesser de travailler ces œuvres. Tout en portant une admiration et un respect sans bornes pour les œuvres classiques et ses prédécesseurs, il a toujours cherché à transformer, faire évoluer la symphonie.
« Sterben werd' ich, um zu leben! »
(I will die, as to live!)
-Gustav Mahler, 2eme Symphonie « Résurrection »